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Les conditions de travail dans l'éducation nationale.

Publié le par Emma Ponthier

Les conditions de travail dans l'éducation nationale.

Ne vous méprenez pas, je ne suis pas ici pour me lamenter mais au contraire, pour faire preuve d'un optimisme sans précédent. Nombreux sont les professeurs qui se plaignent d'effectifs trop nombreux, d'emplois du temps à air conditionné, etc....Ma démarche n'abonde en rien en ce sens...

Aujourd'hui, j'arrive dans une salle qui m'est attitrée sur mon emploi du temps. La dite salle est déjà occupée par un autre professeur qui me dit " C'est ma salle, va dans la 214". Bête et disciplinée, je me résigne à retraverser le couloir jusqu'à l'autre salle. ( Je vous épargne les pieds écrasés à maintes reprises tant les couloirs sont étroits et les élèves nombreux à attendre devant les portes).

Entre temps, j'ai déjà perdu quelques élèves dans les couloirs. J'arrive dans la dite salle et là, un spectacle apocalyptique s'offre à mes yeux. Au beau milieu, il y a trois seaux qui débordent tant les infiltrations émanant du plafond sont importantes, de part et d'autres d'immenses flaques d'eau ( je vous épargne celles du couloir) et l'ordinateur et les fils baignant joyeusement dans cette piscine improvisée ( En langage pédagogique milieu aquatique standardisé( pour les puristes)).

  • Option numéro un : Je finis trempée.
  • Option numéro deux : Je m'électrocute en allumant l'ordinateur pour faire l'appel.
  • Option numéro trois : Je finis sous les gravas avec les élèves une fois que le plafond aura cédé.
  • Option numéro quatre : Je pars de cette salle et en demande une autre.

Le choix est Cornélien. N'ayant aucune vocation à périr avec le navire, j'opte pour une fuite ( pas du plafond ). Me sentant l'âme d'une migrante fuyant l'apocalyptique plafond de la salle 214, j'esquive les marécages causés par les derniers orages. On m'indique alors une salle libre, je précise, exceptionnellement cette semaine. Quelle chance! Je suis remplie d'une joie sans précédent devant une telle opportunité. L'allégresse est à son paroxysme quand j'entre dans la salle. (Vous noterez que j'ai perdu quelques élèves de plus, ce qui n'est pas bien grave, vu qu'ils ne sont pas encore marqués sur les listes d'appel... ) L'ordinateur ne fonctionne pas. Chouette, je ne peux pas faire l'appel, pas remplir de cahier de texte, et surtout, j'avais prévu une compréhension orale. Je lève les yeux au ciel, enfin, plutôt au plafond et là, je découvre une espèce de tige plantée au beau milieu. Pas de caméra cachée, donc c'est pas pour vidéo gag. Je pense tout d'abord à Dracula, qui a dû être élève dans cet établissement et qui a été sauvagement assassiné avec un pieu. Ensuite, il a décidé de se venger et de créer des infiltrations dans le lycée.

Ou alors, il n'y avait pas de place pour un porte manteau...Mon imagination déborde... elle aussi! Tout coule de source désormais. Pensant à Boileau et à La Fontaine, j'explique tant bien que mal que ma compréhension orale est tombée à l'eau....

Les conditions de travail dans l'éducation nationale.

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