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Massages à la Thalasso

Publié le par Emma Ponthier

Célèbre dessin de Serre.

Célèbre dessin de Serre.

Le massage est un moment propice à la détente pendant lequel les stressés que nous sommes oublient leurs soucis, où tout n'est que zénitude. Profitant d'un bon cadeau" maman et moi", j'étais partie avec ma fille vers notre centre de remise en forme habituel afin de bénéficier d'un moment de calme et de détente en duo. Il est conseillé de faire un sauna ou un hammam avant le gommage, c'est donc tout naturellement que nous franchîmes la porte de ce lieu chaud et humide. Une douce odeur d'huile essentielle au romarin nous picotait délicatement les narines invitant tous nos sens à savourer cet instant unique. Une fois la porte franchie, on nous invite au silence, ce lieu étant voué à la détente, au calme, voire à la méditation pour certains. C'est à ce moment qu'une "Germaine" ouvrit violemment la porte pour hurler à sa "Gertrude" de copine de la rejoindre en vociférant comme une truie que l'on vient d'égorger. La voie stridente s'éloignant, nous respirâmes quelques instants de plus les vapeurs doucereuses ne résistant aucunement à une olfaction toute récalcitrante qu'elle fût.

S'en suivit une demi heure de barbotage dans l'espace marin. Après avoir barboté dans les jacuzzis et pris une bonne dose de sel dans les yeux, nos estomacs commencèrent à crier famine et c'est tout naturellement que ces derniers nous conduisirent vers le snack où nous pensions nous rassasier avant les soins.

Vêtues d'un peignoir blanc et d'un bonnet bleu pale des plus seyants, nous sentant au sommet de notre potentiel séduction, nous partîmes en quête du Graal. Une tomate et une feuille de salade : 22 euros. Un sandwich : 17 euros. Pendant un instant, je me demandai si j'avais franchi la porte du Carlton ou si c'était marqué curiste pigeon sur mon front. Cachant le billet de 10 euros qui ne m'aurait permis d'offrir à ma fille qu' un demi verre d'eau, je fis mine d'aller chercher ma carte bleue que par chance j'avais laissée à la maison. Nous nous contentâmes d'une tisane froide et insipide offerte par la maison et nous en retournâmes le ventre vide pour nous délasser pendant le massage. Pendant un instant, je pensai au sketch "d'un gars une fille" où Jean Dujardin, torpillé par une fin tenace en Thalasso, se jette sur le masque au concombre posé sur le visage d'une curiste et en savoure chaque morceau.

Le moment tant attendu étant arrivé, on vint nous chercher pour le massage. On nous demanda de nous mettre entièrement nues, sauf pour les parties intimes partiellement couvertes d'un magnifique string papier ajoutant une touche de glamour supplémentaire à nos cheveux restés collés sur la tête à cause du maudit bonnet obligatoire. Ma fille et moi échangeâmes un regard complice. Il s'en suivit un fou rire sans précédent. Les deux masseuse arrivèrent et le moment jubilatoire arriva. Tout d'abord, elles commencèrent par un gommage pour enlever toutes les cellules mortes que le hammam avait initialement décollé. Puis, au moment où on nous demanda de nous rincer, nous étions collées au papier de protection. S'en suivit un autre fou rire. Nous étions comme deux bonbons vivants ne pouvant se débarrasser de leurs papiers. Je vous épargne la douche transformée en patinoire pour l'occasion...

Enfin le massage, oh joie, bonheur, allégresse....Les doigts huileux des masseuses parcouraient le moindre recoin de nos corps fatigués, mollement posés sur des tables chauffantes des plus agréables. J'étais en pleine délectation quand il vint à l'idée de demoiselle de me masser la rotule, cette dernière ignorant mes trois entorses. Je voyais déjà l'os de mon genou restant dans sa main. Je priai très fort à cet instant pour que ma rotule ne reste pas définitivement dans sa main. Puis, je ressentis des chatouilles au niveau des pieds, comme si elle avait décidé de me torturer en jouant aux petite indiens. Le reste se passa divinement bien et au moment où elle me susurra à l'oreille que c'était terminé, je me rendis compte que je n'avais pas vu l'heure passer. Les mains huileuses ayant massé nos crânes, nous aurions pu facilement nous faire engager comme mannequins chez Lesieur, et nous sortîmes de là zénifiées, marchant comme des zombies à la recherche de notre voiture qui n'allait pas tarder à se retrouver dans les bouchons qui n'eurent, pour une fois, aucune prise sur notre bonne humeur. CARPE DIEM

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